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Un poulet sans tête nommé Leonarda ![]() Je ne pensais pas écrire le moindre billet sur la pathétique histoire qui secoue actuellement la vie sociale française : à vrai dire, les expulsions de famille d'immigrés clandestins sont des non-événements depuis des années que la droite et la gauche les pratiquent avec une discrétion aléatoire. Mais les développements rocambolesques de l'affaire m'obligent tout de même à quelques commentaires. Et puis, il y a aussi une question de rythme. Je suis seulement humain et il faut une santé de hors du commun pour suivre le rythme affolant de crétineries que la politique française nous offre tous les jours, plusieurs fois par jour, avec ce mouvement de balancier rapide que seuls affectionnent vraiment les cocaïnomanes en manque ou les enfants en bas-âge sur des petits chevaux à bascule. Et je n'exagère pas puisque l'affaire « Léonarda » offre à présent des rebondissements multi-quotidiens qu'un billet ne pourra jamais ni décrire, ni analyser. Compte-tenu de la déferlante médiatique assez consternante qui aura accompagné l'expulsion logique de Léonarda Dibrani, je pense inutile de vous résumer l'affaire. Je passerai assez rapidement aussi sur les déclarations périphériques des éternels outsiders de la politique qui, assoiffés de reconnaissance et de temps de micro mou disponible, se jettent sur les journalistes pour leur expliquer en détail pourquoi tout ceci est une rafle (comme veut nous le faire croire un Mélenchon en petite forme) ou qu'au contraire, tout ceci est normal (ce que tente de communiquer l'ectoplasme précédemment connu sous le nom de Bayrou et qui hante les couloirs républicains sans qu'on sache très bien pourquoi). Je suis un peu méchant avec François le Petit Fantôme, puisqu'il déclare à juste titre, avec la prudence de bulot hypocondriaque qui le caractérise : «Le pouvoir perd la boussole et ça fait perdre la boussole au pays. La situation n'est absolument plus maitrisée. Il y a des raisons d'être inquiet.» Oui, on peut, comme il le dit, « être inquiet ». Ou, quand on est normalement constitué avec des poumons et non des branchies de bivalves, s'écrier gentiment « Non mais quel foutoir ! » en regardant les faits qui s'accumulent et qui pointent tous dans le même non-sens. En première [...] http://h16free.com/2013/10/21/26705-un-poulet-sans-tete-nomme-leonarda |