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L' Edito du Dimanche 16 Décembre 2012: Bourse- Apres le Fiscal Cliff, un jour le Monetary Cliff ![]() Il nous faut dire un mot de l'actualité proche, c'est à dire de la réunion du FOMC américain du 12 Décembre. Bernanke a annoncé d'une part une sorte de QE 4 par des achats de 45 billions de Treasuries de longue maturité et d'autre part il a fixé un objectif de chômage à 6,5% à la politique monétaire actuelle. En clair, les taux extrêmement bas seront maintenus tant que le marché du travail ne s'améliorera pas substantiellement soit un objectif de chômage de 6,5% et tant que l'inflation restera contenue soit un objectif de 2,5%. Notre première réaction est que ceci est un aveu d'impuissance et un signe que les munitions sont épuisées. Concrètement tout le monde s'attendait à la rallonge d'achats de Treasuries , par ailleurs on savait que Bernanke jouerait son va-tout sur le chômage. Tout ce qu'il essaie de faire c'est d'être pris au sérieux, d'être plus crédible quand il dit que les taux bas vont durer très longtemps. Or on sait que c'est son intention, mais on sait aussi que ce n'est pas lui qui commande, les taux peuvent très bien échapper à son contrôle et à sa guidance. C'est même, quasi surement, ce qui se passera un jour et qui marquera la nouvelle étape de la crise. Cette annonce a quelque chose de pathétique qui, au lieu d'inspirer la confiance et l'optimisme, fait froid dans le dos. Si on en est arrivé là, c'est que c'est vraiment grave. D'ailleurs en ce jour de FOMC, c'est la première fois que le S&P 500 clôture en baisse sur une annonce qui se veut de stimulation. Dans son principe, l'annonce du 12 Décembre appelle plusieurs remarques: - On s'enfonce dans la Great Experiment monétaire, sans règle, sans théorie, sans référence historique, bref dans l'arbitraire le plus total. Comme en Europe, une poignée de personnes sans contrôle jouent l'avenir des systèmes occidentaux sur un coup de dès, entre névrosés, intoxiqués par leur insanité. Seul Lacker, a fait entendre une vois dissidente, une voix raisonnable. - C'est définitivement fini , il n'est plus question d'EXIT , ceci confirme notre analyse de 2008 à savoir que lorsque l'on rentre dans la seringue de ce type de politique on n'en sort plus. La sortie serait trop couteuse en termes de déstabilisation des marchés et des masses de positions prises sur les dérivés. On voit déjà avec le Fiscal Cliff qu'il n'est plus question de sortir des politiques fiscales keynésiennes, on est obligé de continuer sinon, c'est la catastrophe. On vient d'ajouter au Fiscal Cliff, le Monetary Cliff. [...] http://leblogalupus.com/2012/12/16/l-edito-du-dimanche-16-decembre-2012-bourse-apres-le-fiscal-cliff-un-jour-le-monetary-cliff-par-bruno-bertez/ |