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L'Edito du Mardi 3 Décembre 2013: Marchés financiers, S&P500- Cette fois, c'est différent! Non il n'y pas de bulle! ![]() Les analystes et commentateurs sont de plus en plus nombreux à considérer que les cours des actifs financiers sont surévalués. S'il l'on faisait un relevé de toutes les occasions où le mot « bulle » est employé, on s'apercevrait que la fréquence d'utilisation est, en ce moment, exceptionnellement élevée. C'est le mot à la mode. Même les « permabulls », ceux que l'on appelle les haussiers perpétuels, traversent une phase d'interrogation. Ils voient le graphique en chandelle du S&P500. Ils observent l'absence de réaction et de correction ; ils constatent qu'il n'y a pour ainsi dire plus d'oscillations. Reportez-vous à ce graphique du S&P afin de visualiser ce que nous voulons souligner. Ce n'est pas un hasard si on évoque de plus en plus fréquemment les travaux d'un auteur comme Didier Sornette. Les travaux de Didier Sornette s'appliquent parfaitement à la situation actuelle de disparition des phases correctives et ils conduisent à se demander si une forte réaction, si une chute sévère, n'est pas en train de se préparer. Disons-le tout net, tout fort et très clairement, une chute sévère des marchés n'est pas exclue. Ceci pour des raisons techniques. Le papier, comme l'on disait avant, est mal classé, il y a beaucoup de « mains faibles », énormément de spéculation et, bien sûr, énormément de positions financées par le crédit, les achats sur marge. Donc indépendamment de toute considération, il ne faut absolument pas exclure un décrochage violent des marchés. Mais nous précisons, et ceci est important, ce décrochage est justifié par les conditions techniques ; il n'est absolument pas justifié par la question des valorisations excessives. De toute notre carrière, nous n'avons jamais vu un marché baisser parce qu'il était trop cher. Lorsque nous avons vu un marché baisser, c'était parce qu'il était fragile et parce qu'un élément exogène, un catalyseur, venait servir de déclic et faisait passer l'humeur de la foule boursière de l'avidité, de la « greed », à la peur. Ce qui gouverne les chutes et les mouvements boursiers, ce sont des éléments qui jouent au niveau de l'émotion et non pas au niveau de la raison. Après, dans un second [...] http://leblogalupus.com/2013/12/03/ledito-du-mardi-3-decembre-2013-marches-financiers-sp500-cette-fois-cest-different-non-il-ny-pas-de-bulle-par-bruno-bertez/ |