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Un CAC 40 à 3 666 (6×6 et 666) la veille de la fin du monde, c'est d'enfer ! ![]() - Ah, quel spectacle incomparable que la mine réjouie des gérants qui calculent mentalement le montant de leur bonus (indexé sur la performance de leurs fonds) et qui s'empressent d'oublier qu'il était égal à zéro cinq semaines auparavant ! Ils viennent nous soutenir avec assurance que cette hausse est la conséquence logique - voire inévitable - du retour de l'appétit pour le risque. Rassurez-vous, ils ne parlent pas du leur. Ils ne doivent pas être 5% à avoir acheté du papier à l'issue de la semaine du 11 au 16 novembre dernier. Comment l'auraient-ils pu d'ailleurs puisque les clients particuliers continuent de déserter le compartiment actions ? Ils ont désinvesti pour l'équivalent de 650 millions d'euros le mois dernier et la décollecte se monte à 11,5 milliards d'euros depuis le 1er janvier ; la barre des 12 milliards d'euros sera allègrement franchie d'ici le 31 décembre. - Les gérants retournent leur veste Côté aspects positifs, il y a bien l'argent gratuit et en quantité illimité déversé par la Fed (qui sera bientôt imitée par la Banque centrale du Japon) mais chacun convient que cela n'a jamais relancé durablement l'économie. N'oublions pas la BCE qui promettait beaucoup le 25 juillet dernier. Cependant, elle n'a pas encore eu l'occasion de verser le premier euro à l'Espagne, qui repousse du mieux qu'elle peut le moment où elle devra se résoudre à perdre sa souveraineté économique. Enfin, la Grèce est définitivement sauvée... pour la sixième fois en quatre ans ! Réjouissons-nous bruyamment jusqu'au prochain défaut de paiement ou prochain éclatement de la coalition au pouvoir... si la rue leur laisse le temps de se rejeter la responsabilité de l'hyper-austérité qui mène le pays vers une dépression comparable à l'Argentine. Mais sans la possibilité de s'en sortir par une dévaluation de la devise ! - Une Zone euro qui ne va pas si bien que ça Nous assistons simplement à un mouvement de retrait ponctuel des spéculateurs en voyant Mario Draghi brandir sa seringue de morphine monétaire. Mais la morphine ne soigne pas la maladie, elle assure juste un trépas plus confortable à celui qui en souffre. Il faudrait entreprendre sur l'Europe une véritable thérapie génique, pratiquer l'ablation du dumping fiscal, passer le shadow banking aux rayons X, appliquer une chimiothérapie fine visant à éliminer les métastases dogmatiques parasitantes en préservant les principes économiques sains. L'homme malade a cessé de gémir, alors il est déclaré guéri. [...] http://la-chronique-agora.com/cac-40-3666-points/ |