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L'Edito du Mardi 10 Décembre 2013: Les Français désemparés; l'étrange Europe de la Collaboration Par Brun ![]() Le grand penseur politique américain George W. Bush a dit un jour : « Il y une chose sur laquelle nous pouvons tous être d'accord, le passé c'est le passé. »; « I think we all agree the past is over ». Nous, nous pensons que le passé n'est jamais passé, qu'il survit et se prolonge dans le présent, qu'il le traverse. Nous soutenons qu'il n'y a pas de rupture en histoire, que la page n'est jamais tournée. Que les problèmes du passé qui n'ont pas été résolus reviennent nous hanter. Ce qui n'est pas dépassé, assimilé, clarifié, ce qui reste refoulé, continue d'exercer son poids et sa menace. On répète toujours ce qui a échoué, dit le psychanalyste. C'est parce que l'on échoue à posséder l'autre que se reproduit le désir de lui faire l'amour. L'échec est le moteur de la répétition. Le sens commun est pessimiste. Les Français n'ont pas confiance dans leur gouvernement, dans les oppositions politiques dites de gouvernement. Ils préfèrent se battre seuls dans les rues plutôt que de suivre les syndicats et organisations professionnelles qui ne les mènent nulle part. Le désaveu est plus que majoritaire, il est quasi général. Les médias, les élites, sont déconsidérés, il semble ne plus y avoir de guide ou de courroie de transmission, plus de corps intermédiaires. Tout cela, on le lit dans les sondages. Mais ce qui frappe, c'est que les résultats des sondages sont encore bien policés, bien modérés, bien en deca de ce que l'on recueille quand on vit avec le peuple, dans le peuple. Les Français déclarent à plus de 70% être pessimistes pour leur avenir et celui de leurs enfants, ils sont à peu près aussi nombreux à désapprouver l'action du gouvernement en place et du Président. Quand vous discutez avec eux, l'une des questions qui revient le plus souvent, c'est: que faire? De même, la réponse qui suit presque immanquablement, c'est: « il n'y a rien à faire ». Personne ne croit qu'un changement d'hommes modifiera en quoi que soit la situation, personne ne rêve d'un renversement de majorité politique qui mettrait en place de nouvelles orientations. Si on évoque Sarkozy par exemple, c'est en négatif, par défaut, à cause du repoussoir que constitue Hollande. Nulle adhésion, nul espoir dans cette évocation d'une revanche. Le gouvernement et sa majorité sont [...] http://leblogalupus.com/2013/12/10/ledito-du-mardi-10-decembre-2013-les-francais-desempares-letrange-europe-de-la-collaboration-par-bruno-bertez/ |