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Politique friction du Samedi 15 Février 2014: Le démon des idéologies Par Bruno Bertez ![]() Les fers de lance du Bien, comme Badiou tuent au nom du d'une vérité dont ils sont persuadés être détenteurs. Car Badiou croit à la Vérité, ce n'est pas un relativiste, mais il croit à la Vérité sous une forme révélée, révélée à lui, bien sûr, ce qui le rapproche des copains de Platon et de sa caverne. Nous aussi nous donnons toute sa valeur au concept et à la catégorie de Vérité, mais comme à un processus, comme une recherche, comme à un "tendre vers" dont on ne se rapproche qu'asymptotiquement. C'est la raison pour laquelle certaines idéologies dites de la libération peuvent déboucher sur des goulags, des fascismes, des crimes contre l'humanité, elles prétendent, ceux qui les brandissent prétendent détenir la Vérité et l'imposer par tous moyens, au nom de cette exigence de l'universel. Ainsi, Sartre et son clone référence des partisans de la théorie du genre, Simone de Beauvoir, était en réalité un salopard qui a dissimulé les crimes commis en URSS afin de continuer à avoir raison. Non, le fait de nommer ou de regarder ne définit pas l'autre, l'autre est irréductible à ce que pense Badiou, Sartre, Peillon ou Taubira. Et pourtant , il n' y a pas d'essence de l'Homme, il n' y a même pas des Hommes existants, il n' y d'abord concrètement, que des hommes et des femmes ; et c'est une opération intellectuelle, de notre intelligence, qui ensuite, nous permet de dire: mais ces gens-là, ils ont quelque chose de commun: l'humanité. Nos soit- disant penseurs confondent encore, à leur âge, les représentations qu'ils se font du réel avec le réel lui-même. L'Homme c'est ce qu'ils pensent, ce qu'ils projettent, le réel , le concret, ce qui vit, c'est l'homme et la femme. Tous ceux qui partent du monde des Idées, se copient, se plagient, se commentent, se dépassent ou se contredisent, et tous sont dangereux car peu à peu ils perdent le contact avec le réel, la société civile, l'existant, les déterminations. Ils finissent tous par prendre leurs représentations pour le réel, ils oublient l'épaisseur de la vie, le sang, les larmes, le facteur temps. Les politiciens, bien souvent gens de rien sauf quelques exceptions, ont normalement pour fonction de tracer l'articulation entre les remontées de la société civile, sa morale, ses principes, etc et les idéologies, les projets, les aspirations naissantes et émergentes, ils n'ont pas [...] http://leblogalupus.com/2014/02/15/politique-friction-du-samedi-15-fevrier-2014-le-demon-des-ideologies-par-bruno-bertez/ |