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L'Edito Spécial du Vendredi 21 Mars 2014: L'erreur de la tyrannie molle, un concept au service des Maîtres Par Bruno Berte ![]() Beaucoup d'observateurs en viennent à considérer que la France évolue vers la tyrannie. Comme ils ont peur de choquer, ils nuancent leurs propos et ajoutent que nous sommes, nous allons vers une tyrannie « molle ». Nous pensons qu'ils se trompent; et qu'en se trompant, ils favorisent l'extension du système qu'ils épinglent comme une tyrannie molle. C'est une tyrannie dure, féroce, que celle que nous vivons, elle touche tous les domaines de notre vie, elle s'adresse à tous les aspects de la vie sociale, politique et économique. Simplement, comme elle ne se donne pas comme physiquement violente, les observateurs ont du mal à en faire passer l'idée. Une tyrannie qui se manifeste au niveau le plus profondément humain, l'âme, la psyché, le savoir, la croyance est terrible car elle est tout sauf évidente; elle touche à nos structures constitutives. On est prompt à rappeler que l'homme n'est pas une bête, que c'est un être pensant, mais, quand il s'agit de démystifier la tyrannie, on écarte ce qui se passe au niveau de la pensée, au niveau de la tête et on en reste aux analyses classiques en terme de violence physique. Bref, pour juger, on fait en sorte de passer à côté de l'essentiel. Et cet essentiel, c'est le viol, le mensonge, la manipulation de ce qui est le propre du sujet humain. Ceux qui caractérisent le système comme « tyrannie molle » sont complices des tyrans car ils concourent à détourner l'attention ; ce faisant, ils le perpétuent, voire favorisent sa diffusion et extension. En effet, faute d'analyser, de préciser et de faire toucher du doigt la réalité originale de cette tyrannie, tout ce qu'ils font, c'est susciter des haussements d'épaules. Les gens disent: "Ce sont des illuminés, on ne vit pas en régime de tyrannie." Tout se passe comme si, en désignant avec le doigt quelque chose de faux, la tyrannie classique, ils déconsidéraient les analyses des critiques du régime. On crie au loup, là où il n'y a pas de loup, ce qui empêche de voir que la menace est plus subtile, elle est incarnée par les serpents qui s'insinuent, cachés dans les méandres des esprits. Il faut, sur beaucoup d'aspects, des thèses révolutionnaires pour prétendre mener un combat social à notre époque. Rien n'est plus comme avant à cause des découvertes sur la psyché humaine, sur le langage, la disjonction entre les représentations et le réel, la propagande, les médias de masse, la prédominance du [...] http://leblogalupus.com/2014/03/21/ledito-special-du-vendredi-21-mars-2014-lerreur-de-la-tyrannie-molle-un-concept-au-service-des-maitres-par-bruno-bertez/ |