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Politique Friction du Mercredi 26 Mars 2014: Si le Front National n'existait pas, il faudrait l'inventer Par Bruno Bertez ![]() Il y a des électeurs qui votent Front national "parce qu'ils ne peuvent plus voir en peinture les autres partis politiques , même si le Front est simpliste et amateur". Cette remarque que nous avons entendue est intéressante. Elle signifie que le phénomène de rejet des autres partis est déterminant. Voilà une remarque importante, mais elle doit être prolongée. Car le Front National conserve son nom, sa marque comme élément de marketing, mais derrière l'étiquette, il y a un glissement. Il n'appartient, nous semble-t-il, qu'aux Français de faire en sorte que la mutation du Front National se poursuive et s'amplifie. Ce dont « ils », le grand « ils » ont peur, c'est précisément que le Front continue sa mutation. Et c'est pour cela que, dans tous les débats, ils refusent de considérer ce qu'il est maintenant et veulent le ramener à ce qu'il était « avant ». Sans arrêt, ils le tirent en arrière, vers le bas. La prise de conscience de la réalité de l'évolution du Front n'est pas faite, l'image a glissé un peu, cela est vrai, mais la perception de son mouvement réel n'est pas encore claire. D'ailleurs, le Front lui-même ne sait pas très bien où il en est, le meilleur exemple est son flottement entre les idées libérales et les tendances dirigistes autoritaires. Cela n'est pas clair, c'est le moins que l'on puisse dire. Ce qui est le plus clair, c'est la tentative de sortir de l'ornière raciste et des antécédents douteux. Marine Le Pen a pris le problème à bras le corps et le résultat n'est pas mauvais, même si les ambiguïtés subsistent. Elle a lavé plus blanc, plus propre, moins sulfureux, cela ne fait guère de doute. Mais de là à avoir effacé toutes les traces du passé, il y a encore loin. Notre avis est que le facteur temps est important. Les traces dans les mémoires et dans les personnels sont vivaces. A juste titre, précisons-le, car nous pensons qu'il ne faut pas nier le passé, non, il faut le reconnaître, expliquer pourquoi ce passé ne peut être reproduit et le dépasser. Il faut plus que de l'intelligence et de l'habilité pour réussir ce travail, il faut de l'empathie réelle, de la compréhension profonde des Français, de leurs souffrances, de leur mal-être. Hollande sent, respire, la haine de son peuple, il le hait, le méprise. Sa révolution consiste à aimer l'homme qui n'existe pas encore et à mépriser celui qui [...] http://leblogalupus.com/2014/03/27/politique-friction-du-mercredi-26-mars-2014-si-le-front-national-nexistait-pas-il-faudrait-linventer-par-bruno-bertez-2/ |