Mister Market and Doctor Conjoncture du Samedi 5 avril 2014: Les Maux du Banquier Par Bruno Bertez

Posted by Bruno Bertez  
Mister Market and Doctor Conjoncture du Samedi 5 avril 2014: Les Maux du Banquier Par Bruno Bertez

Diverses fuites plus ou moins organisées par la BCE, font état de l'exploitation d'un modèle qui tenterait d'évaluer les effets d'un Quantitative Easing , achat de titres à long terme, sur l'activité et l'inflation en Europe.

Disons-le tout net c'est une manipulation. Il ressort en effet de nos discussions avec des spécialistes américains, que ces modèles n'existent pas. Personne n'est capable de comprendre comment jouent les QE et leur incidence. Tout au plus existe quelques corrélations fragiles et des indications bégayantes. Ce n'est pas faute d'avoir essayé, mais aucune étude n'a vraiment donné satisfaction aux Etats-Unis.

Pour la bonne raison que :

-....................D'abord on ne sait pas si les QE jouent vraiment.

-....................Ensuite s'ils jouent, on n'a pas découvert quel était le mécanisme éventuel de transmission.

Nous vous rappelons qu'au cours de la dernière phase, encore en cours aux Etats-Unis, les taux longs ont, non pas baissé mais monté et que la hausse des prix au lieu d'accélérer comme espéré a chuté.

  • On espérait la baisse des taux longs, ils ont monté.
  • On espérait la réduction des pressions déflationnistes, elles se sont accrues.

L'idée ou l'espoir de Greenspan et Bernanke était que les QE allaient jouer par le biais du « wealth effect », l'effet de richesse. Cet effet n'a pas été prouvé, au contraire, on a démontré que les agents économiques ne dépensent que la part de leur revenu qu'ils considèrent comme permanente.

Les achats de titres à long terme n'ont qu'un effet prouvable, ils font monter les cours des actifs risqués, d'abord les actions et ensuite les prêts douteux High Yield, à hauts rendements.

Le fait que les banques augmentent leurs réserves oisives ne prouve absolument pas que les liquidités qu'elles reçoivent ne vont pas gonfler les prix des assets. Avant d'aller rejoindre les réserves oisives, ces liquidités font un ou plusieurs tours sur les marchés, exercent leur effet multiplicateur et même si elles rentrent au bercail, entre temps, elles ont fait leur travail d'inflation des cours. Cet aspect commence seulement à être compris et étudi&eac

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