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Mister Market and Doctor Conjoncture du Samedi 5 avril 2014: Les Maux du Banquier Par Bruno Bertez (Actualisé au 7/4/2014) ![]() Diverses fuites plus ou moins organisées par la BCE, font état de l'exploitation d'un modèle qui tenterait d'évaluer les effets d'un Quantitative Easing , achat de titres à long terme, sur l'activité et l'inflation en Europe. Disons-le tout net c'est une manipulation. Il ressort en effet de nos discussions avec des spécialistes américains, que ces modèles n'existent pas. Personne n'est capable de comprendre comment jouent les QE et leur incidence. Tout au plus existe quelques corrélations fragiles et des indications bégayantes. Ce n'est pas faute d'avoir essayé, mais aucune étude n'a vraiment donné satisfaction aux Etats-Unis. Pour la bonne raison que : -....................D'abord on ne sait pas si les QE jouent vraiment. -....................Ensuite s'ils jouent, on n'a pas découvert quel était le mécanisme éventuel de transmission. -....................Enfin la situation de l'environnement global joue un rôle mal connu Nous vous rappelons qu'au cours de la dernière phase, encore en cours aux Etats-Unis, les taux longs ont, non pas baissé, mais monté, et que la hausse des prix, au lieu d'accélérer comme espéré , a chuté ! C'est dire si les résultats des achats de titres à long terme sont imprévisibles sinon paradoxaux:
L'idée que les achats de titres à long terme peuvent être modélisés efficacement et leurs conséquences prévues, fait sourire. En effet, il y a eu 3 QE aux Etats-Unis et ils ont eu, chacun à leur tour, trois effets très différents. Le premier QE a eu pour effet de permettre le transfert du risque de la communauté financière sur le bilan de la Fed ; le second QE a eu pour effet de diriger les liquidités vers les achats de titres de fond d'état occidentaux, puis les marchés des émergents ; le troisième QE a fini par diriger la communauté spéculative vers les marchés d'actions et surtout les emprunts corporate. C'est la phase actuelle, celle qui provoque les froncements de sourcils de certains gouverneurs de la Fed. L'idée ou l'espoir de Greenspan et Bernanke était que les QE allaient jouer par le biais du « wealth effect », l'effet de richesse.. Cet effet n'a [...] http://leblogalupus.com/2014/04/07/mister-market-and-doctor-conjoncture-du-samedi-5-avril-201es-les-maux-du-banquier-par-bruno-bertez/ |