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Wall Street ferme les yeux sur les échecs de la Fed ou de la BCE - Les places européennes reprenaient légitimement leur souffle mercredi matin. Il le fallait bien, après l'envolée en quelque sorte historique de la veille : c'est la première hausse de plus de 3% depuis l'automne 2008 sans aucune annonce d'une banque centrale ou de hautes autorités politiques... Rien de rien, juste l'habituel troupeau de suiveurs qui se calent dans la roue de robots montés sur crémaillère. C'était bien parti pour ressembler à une journée de consolidation entre 3 750 et 3 790 points (ex-zénith du 29 janvier)... mais non, pas moyen de digérer tranquillement le festin haussier de la veille, puisqu'une nouvelle friandise est venue réveiller l'appétit des marchés. Impossible de ne pas redevenir résolument acheteur en découvrant un nouveau chiffre conjoncturel bien pourri - à savoir un indice IFO du moral des milieux d'affaires allemands qui chute de 2,3%, à 104,4 contre 107 attendus. Oui vraiment, cet IFO, c'est du pain béni pour des marchés qui ne montent que grâce aux mauvaises nouvelles, lesquelles alimentent les spéculations concernant une baisse des taux de la BCE. L'aspect le plus positif de ce chiffre, c'est qu'il confirme la convergence de la décroissance de l'économie allemande (qui se contracte rapidement depuis janvier) vers le scénario de récession qui sévit en Europe. Vivement que tous les pays de l'Eurozone s'alignent sur le standard de récession espagnol (avec en prime un système bancaire en faillite et des régions en banqueroute), ou pourquoi pas grec ! Voilà de quoi alimenter les spéculations sur un QE massif de la BCE, au nez et à la barbe de la Bundesbank qui nous plombe la croissance depuis quatre ans avec son obsession de l'orthodoxie budgétaire et des cures d'austérité pour les pays "cigales". - L'échec des banques centrales Une hausse qui surgit totalement à contre-courant des dernières statistiques économiques... et en réalité grâce à des chiffres qualifiés de "mauvais" qui enflamment les spéculations sur une initiative de la BCE (baisse de taux ou nouvelle mouture de programme OMT, des injections monétaires qui n'assument pas ce statut... afin de ne pas indisposer Angela Merkel et Jens Weidmann). Nous admirons cette foi inébranlable des marchés dans la capacité des banques centrales à dicter leur volonté aux cycles [...] http://la-chronique-agora.com/wall-street-fed-bce/ |