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Les Clefs pour Comprendre du Jeudi 1er Mai 2014: Alstom, de la dictature du CAC 40 à celle du Dow Jones Par Bruno Bertez ![]() Ce jour, mercredi 30, je relève une contre-offensive de communication du gouvernement. Un conseiller de Valls a "briefé" un journaliste accrédité lui suggérant de développer une idée positive afin de contrer l'effet déplorable de l'affaire Alstom. L'idée positive est que, tenez-vous bien, la volonté de GE de racheter une partie d'Alstom est une preuve que la France est un pays ou l'étranger juge bon d'investir! En Chine aussi, il était attrayant d'investir! Maintenant la mode, c'est le Viet Nam. La France, nouveau Viet Nam! EN LIEN: Politique Friction du Lundi 28 Avril 2014: "L'affaire Alstom" Par Bruno Bertez
Voilà un bel exemple de dialectique de préau d'école. S'offrir à bon compte un outil décoté, des parts de marché, piller les dépouilles du système industriel français est positif et doit être apprécié comme tel. On peut même, pourquoi ne pas, être fier que nos dépouilles intéressent Holcim, GE, Dong Feng, les financiers suisses, le Qatar.... Le problème est que l'étranger a, et exige, presque toujours, une rentabilité des capitaux investis, directe ou indirecte, supérieure à celle que le capital français obtient en France. Finalement, quand on y regarde, avec les chiffres en mains, le capital français se contente de peu. Le capital étranger n'est pas philanthrope et il est soumis, par l'intermédiaire des gestionnaires boursiers, à des pressions constantes pour ne pas faire baisser son taux de profit, car ceci ferait chuter son cours de bourse. Donc les investissements étrangers sont, en termes d'exigence de profit, déflationnistes pour la France. Cela se manifeste par la remontée du niveau de productivité par exemple. Ils mettent la barre de l'investissement, en termes de rentabilité, plus haute. D'une façon générale, les investissements étrangers imposent la concurrence mondiale pour le profit, ils véhiculent la contrainte renforcée de cash flow. Pour la France qui a un taux de profit industriel beaucoup plus faible que les USA, l'investissement des étrangers est toujours plus ou moins assimilable à une vente de bijoux de familles qui ne rapportent rien et qui coutent, que l'on brade pour pouvoir continuer [...] http://leblogalupus.com/2014/05/01/les-clefs-pour-comprendre-du-jeudi-1er-mai-2014-alstom-de-la-dictature-du-cac-40-a-celle-du-dow-jones-par-bruno-bertez/ |