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C'est pas nous, c'est les Allemands ![]() Rien de tel qu'un débat politico-économique de fond, arguments contre arguments, pour éclaircir les idées et bien comprendre les positions de chacun. Avec d'intelligentes controverses et des argumentaires fournis, on fait progresser le savoir, on peut analyser le passé, décider pour le présent et préparer le futur. Les socialistes de gauche et de droite l'ont bien compris et, sans plus attendre, nous offrent donc une polémique politicienne débile frisant le n'importe quoi au fer chaud. Comme d'habitude, différents éléments se seront percutés pour parvenir à ce foutoir dantesque que seul un pays en pleine déconfiture politique, économique, sociale et morale est capable de proposer à son peuple. En plus de politiciens de tous bords affûtés comme du beurre chaud, il y a bien sûr, en bonne place, une presse en syntonisation parfaite avec l'équipe au pouvoir, amoureusement scotchée à la doxa en vigueur et qui relaie donc avec une précision millimétrique les moindres éjaculations oratoires maladroites des gouvernants, de leurs sbires et de leurs thuriféraires. Ainsi, Le Monde, toujours à la recherche d'un moyen simple de faire pencher le gouvernement vers encore un peu plus de socialisme, a profité d'une fuite pour nous entretenir d'un brouillon de texte produit en interne du parti majoritaire et dont le contenu laisse planer peu de doute : les socialistes français sont contre l'austérité (surprise !) et trouvent, dans Angela Merkel, une version à peine édulcorée de l'antéchrist pleine d'intransigeance égoïste, elle qui, je cite les clowns du PS, « ne songe à rien d'autre qu'à l'épargne des déposants outre-Rhin, à la balance commerciale enregistrée par Berlin et à son avenir électoral » ; ce qui est abominable pour le socialiste moyen qui gribouille ce genre de penibleries, tant il semble évident qu'un dirigeant ne doit pas songer à l'épargne des déposants (« n'afoutr, c'est pas mon pognon »), que la balance commerciale équilibrée, c'est pour les branleurs, et que son avenir électoral est bien évidemment la dernière de ses préoccupations. Ces gens sont formidables. C'est à ça qu'on les reconnaît. La réaction politique n'aura évidemment pas traîné et elle est bien évidemment salée, surtout à gauche. Je passe en effet pudiquement sur [...] http://h16free.com/2013/05/01/23089-cest-pas-nous-cest-les-allemands |