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Cupcakeconomics ![]() Oubliez l'argent. L'argent n'est pas la richesse mais juste un outil pratique qui permet de la transférer, de la mesurer et de la conserver dans le temps. Dans un monde sans argent, nous échangerions nos richesses grâce au troc, nous n'aurions sans doute pas d'échelle commune pour les mesurer (ce qui poserait surtout un problème à l'administration fiscale) et nous les conserverions en stockant des produits non périssables comme des métaux, des oeuvres d'art, des meubles etc. Être riche, dans un monde sans argent, cela signifie posséder une belle maison, une belle voiture, partir en vacances et pouvoir s'offrir de bons restaurants ; c'est-à-dire que cela signifie exactement la même chose que dans notre monde actuel. À l'inverse, dans un monde où l'argent existe en quantité illimité mais où les magasins sont désespérément vides, la richesse n'aurait aucune signification : vous auriez beau posséderiez un hangar rempli de billets, vous ne mangeriez pas à votre faim et vous vivriez probablement sous un pont. Oubliez donc l'argent et concentrez-vous sur ce qu'est vraiment la richesse : l'ensemble des biens et des services qui rendent nos vies plus agréables ; ces biens et ces services qui, avant que nous puissions en jouir, doivent pour la plupart être produits par la main et l'esprit de l'homme. C'est pour cette raison que, depuis l'aube de l'humanité, nous produisons des richesses : pour pouvoir les consommer - what else ? Dans notre langage moderne, nous appelons Produit intérieur brut la somme des richesses produites dans une zone délimitée de l'espace (habituellement un pays) et du temps (typiquement une année civile). C'est la mesure de ce que nous avons produit et donc, de ce que nous allons pouvoir consommer. C'est, pour prendre une image, la quantité de cupcakes que nous avons préparé au cours d'une année et donc, la quantité de cupcakes que nous allons pouvoir manger. Or, depuis maintenant quelques siècles, depuis ce moment de notre histoire que nous appelons la révolution industrielle, la quantité de cupcakes que nous produisons augmente régulièrement ; nous avons donné un nom à ce phénomène : la croissance. Bien sûr, ce que nous désirons, ce n'est pas une croissance du PIB mais une croissance du PIB par habitant : si notre production de cupcakes augmente proportionnellement au nombre de convives, la part potentielle de chacun reste constante. Ce que nous voulons, fondamentalement, c'est pouvoir consommer plus de cupcakes demain qu'hier : c'est-à-dire que nous voulons une croissance (du PIB) supérieure à celle de la population. [...] http://ordrespontane.blogspot.fr/2013/05/cupcakeconomics.html |