![]() ![]() |
Obamacare et ses effets sur l'emploi US - La rechute de 3,8% de Tokyo hier matin aurait dû alerter les investisseurs... Mais ils ont cru bon de jouer aux plus malins en espérant que le scénario serait celui d'un rapatriement des capitaux du Japon vers l'Europe - comme ce fut semble-t-il le cas au lendemain du premier plongeon du Nikkei entre 15 900 et 14 400 points. Le CAC 40 avait effectivement inscrit son zénith annuel le 28 mai alors que Tokyo était en pleine déconfiture, 10% en-deçà de son zénith du 22 mai. La matinée n'a donné lieu qu'à des pertes anodines, de 0,5% en moyenne. Une première glissade sous les 3 900 points s'est enclenchée durant l'heure du déjeuner... et nous n'avons aucune idée de ce qui l'a motivée. Les permabulls ont tenté de reprendre la main vers 3 880 points, entre 13h et 17h, mais la fin de la séance a été un calvaire pour eux. Au final, Paris chute de 1,87%, à 3 852 points, et enregistre sa plus lourde correction depuis le 17 avril dernier. Mais pas plus qu'à la hausse, la volatilité des cours à la baisse n'a donné lieu à aucun gonflement significatif des volumes : 2,65 milliards d'euros, cela reste très modeste. En reperdant 200 points sur ses récents sommets, le CAC 40 ne fait qu'effacer 40% des gains engrangés en ligne droite entre 3 600 et 4 050 points (double-sommet à ce niveau). L'indice hexagonal ne s'est constitué aucun support intermédiaire : l'ex zénith des 3 871 points du 15 mars n'a enrayé la baisse que l'espace de quelques minutes. Sous 3 856 (niveau de clôture du mois d'avril), l'indice pourrait poursuivre sa correction jusque vers 3 790 (ex-zénith des 28/29 janvier) - s'il y a 61% de retracement de la récente hausse. - Baisse de moral à Wall Street aussi Les commandes à l'industrie n'enregistrent pas non plus une hausse flamboyante en avril (+1%). Cela tombe mal, après l'enquête d'ADP publiée hier qui fait état de 135 000 emplois créés en mai dans le secteur privé, contre 160 000 espérés. Cela fait trois indices décevants et inférieurs aux prévisions. D'ordinaire, cela soutient le marché, mais une "quatrième lame" est venue couper l'optimisme résiduel au ras de la racine. Wall Street a perdu [...] http://la-chronique-agora.com/obamacare-emploi-us/ |