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Baisse pour le Dow Jones et le S&P 500 : la Fed ne suffit plus - Nous avons beau forcer le trait, recourir à des métaphores aussi subtiles qu'un marteau-pilon, nous finissons toujours par être débordé par la réalité. La réalité de la sphère financière finit systématiquement par surpasser les caricatures que nous en faisons. C'est le cas plus particulièrement pour l'une d'entre elles : le marché, tel un junkie accro aux injections des banques centrales ne peut se satisfaire bien longtemps de sa dose quotidienne. Il lui en faut toujours plus, même lorsque son sang finit par contenir davantage de drogue monétaire que de plasma. Or les banques centrales qui recourent à des seringues de format "magnum" ne parviennent plus à provoquer un flash durable. Après les assouplissements quantitatifs massifs de la Fed et de la Bank of England, voilà que les investisseurs se montrent ouvertement déçus de voir la banque centrale japonaise s'en tenir à son programme d'assouplissement monétaire initial. Puisque le "toujours plus" espéré n'était pas au rendez-vous mardi matin, les marchés se sont remis à douter de la pérennité du QE3 de la Réserve fédérale américaine : la question n'est pas de savoir si elle va lever le pied mais quand elle va s'y résoudre. - Wall Street part en guerre... Après un mauvais départ mardi dans le sillage d'indices européens qui dévissaient de 2% vers 15h30, le Dow Jones a mis moins de deux heures pour repasser de -1% à +0,1%. Il est toutefois plus facile de tracter un indice composé de 30 valeurs en territoire positif qu'un S&P composé de 500 entreprises. Le rebond n'aura fait illusion que durant quelques minutes... Mais c'étaient celles qu'il fallait pour annihiler un signal baissier qui excitait l'imagination de pessimistes un peu naïfs : ils ont oublié que les marchés, c'est devenu du poker et que le temps du bridge bien policé est révolu. Les vainqueurs sont ceux qui savent manier leurs piles de jetons et bluffer au bon moment. C'est un jeu de domination "ici et maintenant", pas de prospective et de pari sur l'avenir. La remontée des indices américains entre 17h15 et 17h30 ne semble avoir eu comme objet que de permettre aux places européennes de limiter la casse en fin de [...] http://la-chronique-agora.com/baisse-dow-jones-sp-500/ |