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Des Pigeons aux Poussins, la fronde continue ![]() Ce n'est vraiment pas de chance pour le gouvernement Ayrault. Que ce soit sur le terrain réel ou sur le terrain numérique, il accumule les mouvements de protestation et de contestation de plus en plus suivis. Et s'il avait relativement bien joué la partition pour se débarrasser tranquillement d'une jacquerie assez violente avec les Pigeons, il sera plus difficile de s'en sortir sans concessions avec les Médecins et les Poussins... On se souvient qu'en octobre 2012, une page Facebook, qui s'était rapidement muée en mouvement de fond, avait animé la vie politique française en rassemblant plusieurs dizaines de milliers d'entrepreneurs sous une même bannière, celle des Pigeons. Ces derniers se plaignaient alors ouvertement du sort qui allait leur être réservé par les socialistes qui venait d'accéder au pouvoir et se sentaient pousser des ciseaux taxatoires au bout de chaque doigt. À ce moment-là, en effet, un projet encore dans les cartons de Bercy prévoyait de modifier le code fiscal pour assaisonner les entrepreneurs qui auraient eu l'outrecuidance de faire des bénéfices à la revente de leur entreprise (en France, oui, c'est fou, non ?) et promettait alors de les faire parcourir un petit enfer fiscalo-administratif pour les punir d'avoir eu l'idée idiote d'entreprendre sur le territoire de la Nouvelle Socialie triomphante. Pour mémoire, le projet de loi aboutissait à une taxation si complexe qu'un schéma exact mais absurde résumait à lui seul l'incroyable folie qui s'était emparée de nos dirigeants. L'issue de ce mouvement fut assez piteuse : peu doués dans la politique politicienne, les auteurs de l'appel initial, visant à supprimer l'énième changement fiscal ubuesque proposé, furent reçus en grandes pompes, furent correctement embobinés, et furent amenés à retirer leur proposition de manifestation avant même que la loi ne fut discutée, en l'échange d'une assurance (toute politicienne) que la proposition serait retirée. La suite, on la connaît : comme convenu, la manifestation de protestation n'eut pas lieu et en échange, la loi ne fut ni retirée, ni amendée, illustrant ainsi la valeur réelle de la parole des politocards qui nous gouvernent. Quelques mois plus tard, c'est au statut d'auto-entrepreneur d'entrer dans les turbulences gouvernementales. Il faut bien comprendre que ce statut, qui permet à une personne de se lancer dans l'aventure entrepreneuriale dans un cadre juridique et fiscal [...] http://h16free.com/2013/06/13/24231-des-pigeons-aux-poussins-la-fronde-continue |