![]() ![]() |
Goldman Sachs, Fed et Banque de Chine ![]() - L'investisseur américain John Mauldin est bien connu de nos lecteurs. C'est notamment l'auteur de la formule devenue célèbre : "le Japon est un insecte à la recherche d'un pare-brise sur lequel s'écraser". Elle a été reprise avec délectation par de nombreux polémistes, comme Jim Rogers, que vous connaissez bien lui aussi. Ils dénoncent l'incurie des politiques néo-keynésiennes menées depuis 2002/2003, visant à court-circuiter les cycles économiques en instaurant une économie de bulles qui ne profite réellement qu'à de super-prédateurs dont les outrances du système constituent le fonds de commerce. Nous avons assisté lundi matin sur CNBC à un réquisitoire d'une rare intensité à l'encontre de Goldman Sachs par un gérant de fonds de nationalité belge. Nous regrettons de ne pas avoir noté son nom tant il mériterait de passer à la postérité pour avoir exprimé tout haut ce que tant d'investisseurs et de politiques pensent tout bas. Goldman Sachs serait, selon notre héros, le plus grand parasite financier de la planète. C'est une banque qui prélève sa part de l'argent imprimé par la Fed mais qui ne procure aucun financement à l'économie réelle. Sa trésorerie est presque intégralement dédiée à des activités purement spéculatives dont la plupart sont totalement contre-productives et même clairement nuisibles au bon fonctionnement de l'économie... et ce sont toujours les populations qui trinquent tandis que les responsables des désastres financiers se font renflouer sans vergogne. - La défense Blankfein Il explique que les "services" que procure sa firme sont "utiles" puisqu'ils répondent aux besoins d'une clientèle "haut de gamme". Laquelle a de grandes exigences en termes de maîtrise du risque et de rentabilité de ses placements... ce qui est, à notre connaissance, le cas de tout un chacun. C'est exactement le même genre d'argument que celui que nous servent les fabricants de mines anti-personnel, d'obus chimiques, de systèmes d'espionnage de nos conversations, de nos e-mails et autres SMS : "il existe une clientèle pour nos produits". Ces beaux esprits ajoutent souvent : "si ce n'est pas nous qui répondons à la demande, d'autres le feront sans état d'âme... De toute [...] http://la-chronique-agora.com/goldman-sachs-fed-chine/ |