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Une fois de plus, Bernanke fait étinceler le S&P 500 ![]() - Pour le commun des mortels, Ben Bernanke vient de jouer avec maestria, à trois semaines d'intervalle, le rôle du méchant puis du gentil flic... et il ne s'est même pas donné la peine de retailler sa barbe ou de changer de costume. Il se moque également que des chroniqueurs le surnomment désormais le banquier à la langue fourchue. Idem pour ceux qui l'appellent le maître du théâtre des ombres - qui baigne les marchés d'une bienfaisante lumière puis les plonge dans l'obscurité pour mieux les en ressortir quand les premiers cris de terreur se font entendre. Mais Ben Bernanke n'a plus que pour six mois devant lui - la Maison Blanche lui cherche en ce moment même un successeur - pour devenir plus qu'un simple marionnettiste en habits de faux monnayeur. Il voudrait accéder au statut de Deus ex-machina... et pas seulement à celui d'un apprenti Janus aux deux visages. Deus ex-machina, c'est le stade ultime promis à quelques rares élus appartenant à la catégorie des Maîtres du Monde... et Alan Greenspan en faisait partie. Qui a jamais cru savoir que la Fed était divisée sur la stratégie à mener sous sa mandature ? Qui pouvait prétendre lire dans ses pensées ? Qui se voyait confier la mission de rectifier le tir après qu'il ait pris la parole puis énoncé une conclusion (dont personne ne comprenait le "sens profond"). Ben Bernanke est trop lisible, son machiavélisme est précédé d'un claquement de gros sabots qui tranche sur le ronronnement de la planche à billets. Dès qu'il ouvre la bouche, c'est pour garantir aux brasseurs d'argent qu'ils recevront leur shoot monétaire à l'heure dite... ou pour tenter de faire croire aux naïfs qu'il envisage de priver les junkies de leur dose. Facile de rendre crédible ce genre d'assertion : "c'est pour leur bien et pour notre bien à tous. Cela ne peut que rendre notre monde économique plus sûr, cela évitera le gonflement démesuré de bulles d'actifs 'risqués" etc." C'est du flan ! Le dealer est devenu l'otage de ses clients. Il tente de nous faire croire qu'il peut arrêter ses petites affaires quand il l'entend... Mais qu'il refuse une seule livraison et les junkies de Wall Street se transformeront en feral hogs - les fameux sangliers sauvages du Texas évoqués par son collègue Richard Fisher. Le but du discours prononcé mercredi soir à l'occasion du centenaire de la Fed était bien de relancer l'expansion de la bulle boursière. L'éventuelle [...] http://la-chronique-agora.com/bernanke-sp-500/ |