Taux d'intérêts : La gigantesque distorsion de concurrence au profit des banques
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Posted by Spectator  
Taux d'intérêts : La gigantesque distorsion de concurrence au profit des banques
Imaginons que Renault puisse emprunter de l’argent à 1% quand les autres constructeurs automobiles payent 4, 5 ou 6% d’intérêt auprès de leurs banques ou en émettant des obligations. Cet avantage constituerait une considérable distorsion de concurrence au profit de Renault, qui pourrait ainsi grignoter progressivement des parts de marchés à ses concurrents.

Ce que l’on décrit ici se produit en réalité à l’échelle de l’économie en faveur des banques. En effet, les banques européennes se financent auprès de la BCE au taux de 1% et les banques américaines auprès de la Fed à 0%. Un secteur entier, la finance, est privilégié par rapport au reste de l’économie, ce qui explique en partie les raisons de son expansion.
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Ce cadeau du crédit quasiment gratuit privilégie outrageusement le secteur bancaire par rapport au reste de l’économie, et il explique aussi le montant faramineux des bonus. Avec un taux d’intérêt annuel à 1%, il n’est pas vraiment compliqué de gagner de l’argent, il suffit d’aller en bourse, sur les bons d’Etat ou sur les matières premières pour empocher de confortables bénéfices. Et comme toutes les banques font de même, ceci accélère la hausse de ces actifs financiers. Ce mécanisme n’est rien d’autres qu’une bulle qui éclatera un jour ou l’autre, en attendant, merci les bonus !

On apprend, au détour d’une dépêche du 14 mars, que Goldman Sachs envisagerait d’acheter les activités eau de Veolia en Grande-Bretagne. La banque d’affaires américaine financera son acquisition avec de l’argent « gratuit » quand ses concurrents industriels devront, eux, convaincre leur banquier et payer au moins 4 à 5 % d’intérêt.


http://www.atlantico.fr/decryptage/distorsion-concurrence-au-profit-banques-philippe-herlin-319048.html

C'est aussi une distorsion de concurrence au profit des banques pachydermiques, mal gérées, et qui investissement dans n'importe quoi, au détriment des petites banques qui gèrent correctement leurs risques et dont on n'entend jamais parler.

Et du fait de l'inflation des actifs que provoquent ces inondations de liquidités, cette politique scandaleuse des banques centrales consiste aussi à avantager les "possédants", ceux qui détiennent ces actifs (actions, immobilier, etc...), au détriment des nouveaux entrants qui souhaiteraient en acheter.

Toute cette mascarade n'a plus rien à voir avec le capitalisme, et encore moins avec le libéralisme. Ce n'est pas non plus du communisme, alors qu'est-ce que c'est? du clientélisme? de l'amateurisme?