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A la Fed, Eric Rosengren sort le grand jeu... pas comme Mario Draghi à la BCE ! ![]() - Après la clôture complètement bidonnée de mardi soir à Wall Street (0,4% de gain supplémentaires sortis de nulle part à cinq minutes de la clôture), les indices américains avaient entamé la séance de mercredi en net repli. Le Dow Jones chutait de 1% sous les 15 050 points, désormais bien loin de son zénith des 15 710 points. Il fallait y remettre bon ordre : Wall Street n'a tout simplement pas le droit de reculer... en tout cas pas en plein shutdown, et surtout pas en pleine période de révision des résultats à la baisse. Au cas où quelques idiots ou quelques fous auraient oublié que les cours ne peuvent et ne doivent que monter obstinément, voire éternellement (il y va du salut des 1% d'Américains les plus riches), Eric Rosengren, président de la Fed de Boston, est monté au créneau mercredi après-midi (alors que le S&P 500 reperdait les 0,8% gagnés la veille)... et il a lâché du lourd. Du très lourd, même ! - M. Rosengren monte au créneau... La réduction du QE3 pourrait alors s'étaler sur des années, des milliers de milliards de dollars supplémentaires seront imprimés... mais la consolidation de la reprise est à ce prix. Le bilan de la Fed franchira la barre des 3 000 milliards de dollars à la fin de l'année et il n'y a pas de raisons de s'alarmer de voir l'encours bondir vers 4 000 milliards d'ici fin 2014 puis 5 000 milliards d'ici 2016. M. Rosengren évoque implicitement cet horizon... mais ce n'est pas un délai définitif ; s'il faut aller jusqu'en 2017, cela ne devrait pas faire frissonner qui que ce soit. Se figure-t-il la taille que pourraient atteindre les bulles d'actifs (actions, matières premières, immobilier) d'ici 12 ou 18 mois si le tapering reste dans les cartons, dans l'attente du "bon moment" qui ne vient jamais ? - ... Mario Draghi, moins... |